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Maladie de Lyme / Borreliose

La maladie de Lyme est une affection bactérienne en pleine expansion avec l'accroissement de la population de tiques et l'augmentation de leur période d'activité. Il s'agit d'une zoonose pouvant être grave.

1. Étiologie et physiopathologie

La maladie de Lyme est transmise par les tiques (Ixodes ricinus) qui inoculent au cours de leur repas sanguin des bactéries (spirochètes Borrelia) dont il existe 4 espèces en Europe.

La bactérie pénètre dans la tique au cours de son repas sanguin, elle s'adapte dans son tractus digestif et migre ensuite au niveau des glandes salivaires. Elle est transmise à son nouvel hôte au cours d'un repas sanguin où elle se retrouve dans le derme. Le développement de la bactérie est à ce moment favorisé par la salive de la tique qui inhibe la réponse immunitaire de l'hôte. Les spirochètes passent plusieurs jours dans la peau de leur nouvel hôte avant de migrer vers les autres organes via la matrice extra-cellulaire. C'est cette migration qui est responsable d'un érythème, beaucoup plus visible chez l'homme que dans d'autres espèces. Le reste de la dissémination se fait par passage dans le sang et adhésion des bactéries aux cellules sanguines. Il faut noter que la bactériémie est en général courte et transitoire.

Les spirochètes possèdent de nombreux mécanismes d'échappement à la réponse immunitaire de l'hôte, parmi lesquels la variation antigénique et un pouvoir immunomodulateur par action sur la sécrétion de cytokines.

2. Présentation clinique

Chez les équidés, l'infection est  assez souvent asymptomatique mais dans le cas contraire, elle évolue selon deux phases. 

  • La première phase est non spécifique et précoce (dans les 8 jours post morsure). On observe durant cette phase une inflammation localisée de la peau, à l'endroit de la morsure, des fourbures associées à une perte d'état général et une hyperthermie modérée.
  • La seconde phase est plus spécifique mais surtout plus tardive, elle intervient plusieurs mois après la morsure. Elle se caractérise par des arthrites, responsables de boiteries voire de paralysies, ainsi que des œdèmes des membres. 
    C'est durant cette phase que des troubles cardio-respiratoires, neurologiques ou de la reproduction peuvent également être observés.

3. Analyses de laboratoire et examens complémentaires

Le diagnostic de laboratoire est délicat pour cette maladie. Il repose entre autres sur deux prises de sang à 3 à 6 semaines d'intervalle permettant de réaliser une cinétique du titrage en anticorps. Grâce à la cinétique, on cherche à savoir si l'animal présente une séroconversion en cours, ce qui signe une infection récente, ou si les anticorps détectés lors de la première analyse représentent une trace d'une ancienne infection.
En cas de résultat douteux de la sérologie en immunofluorescence indirecte ou en ELISA, il est possible de compléter l'analyse sérologique par un Western-blot.  Il faut noter que la séroconversion peut être très longue pour certains chevaux (plus de 3 mois) et qu'après un contact, les anticorps spécifiques peuvent persister pendant quasiment 2 ans. En immunofluorescence indirecte, il peut exister des réactions croisées entre Borrelia spp et d'autres spirochètes.

Le diagnostic par PCR est réalisable, mais il faut noter que les PCR sont assez souvent négatives sur le sang, notamment lorsqu'il n'existe pas d'hyperthermie, en raison d'une bactériémie très transitoire. Les PCR peuvent être également réalisées sur liquide synovial et sur LCR, en fonction des symptômes présentés par le cheval.

Un diagnostic bactériologique avec identification de la souche peut être réalisé sur un prélèvement de sang, de liquide synovial ou céphalo-rachidien, de colostrum ou d'urine. Il est aussi possible de prélever des organes tels que le foie, les reins, la rate ou le cerveau d'un animal mort. Chez Orbio, cette culture bactériologique spécifique n'est pas réalisée en routine.

4. Traitement et prévention

Il n'existe pas de vaccin autorisé en France, la prise en charge thérapeutique consiste en une antibiothérapie  (notamment avec des antibiotiques de la famille des tétracyclines) et des anti-inflammatoires en cas de symptômes articulaires.

Durant la période critique, période de mise à l'herbe, ou en cas de promenades dans les bois, il est important de réaliser un examen minutieux du corps de l'animal afin de retirer les tiques le plus précocement possible. L'application d'un acaricide sur le corps du cheval est aussi grandement conseillée.

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