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Leptospirose

La leptospirose chez le cheval fait partie des maladies classiquement explorées en cas de baisse de performance, d'hyperthermie et de dysorexie. En effet cette affection est à l'origine de symptômes peu spécifiques nécessitant une investigation plus poussée et notamment le recours à des analyses en laboratoire.

1. Étiologie et physiopathologie

La leptospirose est une maladie relativement courante chez le cheval bien que l'incidence reste inconnue et semble très variable selon les régions du globe. Elle est liée à une infection par une bactérie :  Leptospira interrogans, pour laquelle plusieurs sérovars (regroupés en sérogroupes) existent. Les voies d'entrée principales sont les muqueuses ou une peau non intègre (via de l'eau contaminée) et plus rarement par inhalation, ingestion ou morsure d'animal. Les transmissions vénériennes et in-utéro existent également.

La bactériémie est observée 4 à 10 jours après et l'agent pathogène est ensuite retrouvé dans de nombreux tissus (reins, foie, rate, système nerveux central, tractus génital, yeux, ...) occasionnant ainsi différents symptômes détaillés dans le 2). Le mécanisme à l'origine de la maladie repose, entre autres, sur une atteinte des endothéliums et différents processus à médiation immune.

Remarque : il s'agit d'une zoonose. L'homme se contamine le plus souvent par des eaux stagnantes contaminées mais peut également se contaminer au contact notamment d'urines d'un animal de compagnie ou d'un cheval infecté.

2. Présentation clinique

Différentes présentations cliniques peuvent conduire à suspecter une leptospirose et donc à envisager un test sérologique :

  • La plus classique est la présence d'une baisse de forme associée à une hyperthermie modérée ainsi qu'à une dysorexie.
  • Des atteintes systémiques plus graves peuvent exister notamment chez les poulains (via une transmission in-utéro en général). Ces formes cliniques sont beaucoup plus rares chez les adultes. On observera alors un abattement marqué, un ictère, une anémie, la présence de pétéchies. Cette forme peut s'accompagner d'une insuffisance rénale aigüe.
  • Des avortements en fin de gestation et des mortinatalités peuvent également intervenir chez des juments ne présentant pas d'autre signe clinique.
  • Uvéites récidivantes pouvant intervenir des mois voire des années après la primo-infection.
  • Il semblerait qu'il soit possiblement nécessaire d'inclure la leptospirose dans le diagnostic différentiel de la détresse respiratoire aigüe chez le poulain et l'adulte. En effet les leptospires peuvent être à l'origine d'hémorragies pulmonaires.

3. Analyses de laboratoire et examens complémentaires

Les analyses de laboratoire peuvent révéler :

  • Leucocytose
  • Hyperfibrinogénémie
  • Azotémie
  • Isosthénurie

L'échographie peut mettre en évidence des reins de taille augmentée et la réalisation d'une biopsie peut alors révéler une néphrite tubulo-interstitielle.

4. Anatomie pathologique

Des lésions de vascularite avec des dommages des endothéliums et des infiltrats inflammatoires (monocytes, plasmocytes, histiocytes et neutrophiles) sont généralement observés dans de nombreux organes. En cas d'atteinte systémique il est possible de visualiser de l'ictère, des hémorragies pulmonaires, une glomérulonéphrite, de l'œdème rénal interstitiel, une néphrite tubulo-interstitielle.

Des lésions de placentite sont observées en cas d'avortement.

5. Conditions de prélèvement

Tube sec

 6. Diagnostic de laboratoire

  • MAT ou Test de Micro-Agglutination : différentes dilutions de sérum sont mélangées avec des cultures de Leptospira de différents sero-groupes.  Le titre en anticorps contre un sero-groupe particulier est alors défini comme la plus haute dilution de sérum qui permet d'obtenir 50% d'agglutination.

L'interprétation peut se révéler délicate, en effet un MAT est considéré positif pour un titre supérieur à 200. Mais, du fait de l'exposition importante des chevaux à cette bactérie avec des formes subcliniques et considérant que le taux d'anticorps est détectable dès 5 à 7 jours et jusqu'à des années ensuite, un tel résultat doit être manipulé avec précaution et prendre en compte la clinique. De plus des réactions croisées entre serovars, surtout en phase aigüe de l'infection, peuvent exister.

Il est admis qu'un titre supérieur à 800 avec une clinique évocatrice signe une infection par le serovar de Leptospira identifié.

Et il semble qu'une multiplication au moins par 4 du titre en anticorps pour un serovar donné à 2 semaines d'intervalle soit une preuve relativement fiable d'une infection.

Remarque : dans le cas d'avortement ou d'uvéite intervenant à distance de la phase aigüe de la maladie une telle augmentation du titre en anticorps ne sera pas observée. Il semble cependant que le titre soit relativement élevé dans le sérum maternel ou dans les liquides fœtaux dans le cas d'avortements.

  • Examen direct par microscopie en champ sombre sur des échantillons de sang, urines, liquide cérébro-spinal, lait ou de tissus. Cette technique est peu sensible et peu spécifique. L'immunofluorescence ou la coloration à l'immunopéroxidase améliorent la sensibilité et peuvent être spécifiques de certains serovars.
  • La mise en culture à partir de sang ou d'urine : il s'agit du « gold standard » mais la sensibilité est faible puisque qu'il s'agit d'une technique compliquée et longue à mettre en œuvre.
  • La PCR est une technique très utilisée, qui semble plus sensible que la culture ou l'immunohistochimie. Cette technique peut être utilisée sur le sang, sur les urines, et également sur de l'humeur aqueuse dans le cas d'uvéites récidivantes. Il faut noter que la bactériémie à Leptospires survient surtout en début d'évolution et est transitoire, une PCR négative sur le sang, surtout sur un cheval ne présentant pas d'hyperthermie, ne permet donc pas d'écarter définitivement une leptospirose. De même l'excrétion dans les urines peut être intermittente et ne survient pas avant 7-8 jours post-infection. Il faut noter également que la PCR peut être rapidement négativée par tout traitement antibiotique préalable à la prise de sang.

7. Traitement et prévention

Une antibiothérapie est le plus souvent nécessaire (pénicilline, oxytétracycline, streptomycine, dihydrostreptomycine, érythromycine).

Le traitement de l'uvéite récidivante repose en général sur l'utilisation d'anti-inflammatoires, de mydriatiques voire de ciclosporine.

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