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Babésiose : sérologie

Sérologie de la Babesiose = Piroplasmose

1. Définition

La babésiose est une maladie parasitaire due à des protozoaires qui sont transmis par différentes espèces de tiques. Elle sévit plutôt sous forme enzootique, la forme aiguë  , se caractérise par un syndrome hémolytique accompagné de signes cliniques atypiques et a une évolution aiguë ou chronique.

2. Agents infectieux et épidémiologie

a) Agents infectieux

Babesia caballi 

Babesia caballi est en position intra-érythrocytaire et se présente sous une forme piriforme (d'où le nom de piroplasme) de 3 à 4 µm de long ou ovalaire de 2 µm de diamètre. En règle générale ces piroplasmes sont groupés par deux dans les globules rouges parasités. 

Babesia equi maintenant nommé Theileria equi.

Theileria equi est plus petit et se présente souvent sous forme de tétrade dans les hématies parasitées. 
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

b) Épidémiologie

L'inoculation se fait par l'intermédiaire de tiques de diverses espèces : Dermacentor reticulatus, Rhipicephalus sanguineus notamment. Le cycle du parasite se fait essentiellement dans la tique au niveau de l'appareil digestif, des ovaires et des glandes salivaires où il est transmis par morsure et infeste les hématies. Lors d'une contamination, environ 5% des hématies sont parasitées.

Les zones géographiques de ces 2 parasites se recoupent et il n'est pas rare qu'un animal soit infesté par les 2 espèces. Les régions situées au Nord d'une ligne Bordeaux - Lyon sont considérées comme infectées. Les jeunes chevaux semblent être plus résistants à cette parasitose que les chevaux âgés. Du fait d'une certaine immunité ou prémunition, les animaux élevés dans les régions d'endémie sont plus résistants que les chevaux venant de régions indemnes.

L'infestation est liée à l'activité saisonnière des tiques, et les cas cliniques sont plus fréquents au printemps et à l'automne.

3. Diagnostic clinique

  • Babesia caballi 
    Incubation assez longue de 1 à 3 semaines et les signes cliniques apparaissent brutalement : 
    - hyperthermie (jusqu'à 41°) pendant 8 jours avec ses signes caractéristiques (polypnée, tachycardie, congestion des muqueuses), abattement
    - anémie, subictère, hémoglobinurie plus ou moins importante
    Cette forme aiguë classique évolue en 8/10 jours vers la mort en l'absence de traitement.
  • Theileria equi
    Hyperthermie souvent moins importante mais anémie plus marquée. Ictère plus fréquent et absence en général d'hémoglobinurie. On observe parfois des formes suraiguës avec mortalité en quelques jours.
  • Ces 2 affections peuvent montrer des symptômes atypiques : entérite, coliques, ataxie, oedèmes déclives, syndromes nerveux.

Des formes chroniques existent qui se traduisent par une anémie permanente avec portage du parasite pendant plusieurs années

4. Diagnostic différentiel

Le diagnostic différentiel doit être fait vis-à-vis de l'artérite virale, des ehrlichioses, des leptospiroses, de la myoglobinurie paroxystique, entre autres affections.

5. Diagnostic biologique

Frottis sanguin : la parasitémie peut être observée dans 30 à 90% des érythrocytes notamment pour Theileria caballi.
Le prélèvement de sang périphérique (piqûre avec une aiguille sue la muqueuse labiale inférieure) est préconisé avec étalement immédiat sur une lame porte-objet. Coloration classique rapide May-Grunwald. La mise en évidence des parasites dans les formes chronique est plus rare et il faut faire appel à des techniques de laboratoires évoquées ci-dessous.

Sérologie : recherche des anticorps synthétisés par les plasmocytes (lymphocytes B) dans les 15 jours qui suivent la contamination.
- ELISA : technique la plus fréquemment employée qui permet de différencier les 2 espèces. Une réponse semi-quantitative est donnée qui est en général bien corrélée aux manifestations cliniques.
- PCR (Polymerase Chain Reaction) : mise en évidence du parasite.
 C'est une technique de génie biologique où l'on cherche le génome (matériel génétique) du micro-organisme. Technique très sensible et parfois trop, il semble que l'on puisse mettre en évidence le parasite même en phase chronique. A l'heure actuelle, on ne peut différencier les 2 espèces.

6. Traitement

Celui-ci varie en fonction de l'état du cheval et fait appel à de la réanimation médicale (perfusion) et protecteur rénaux et hépatiques en phase aiguë et suraiguë.
Les piroplasmicides sont utilisés en phase aiguë et chronique mais ne présentent pas toujours l'efficacité recherchée.

7. Prévention et législation

Il n'existe pas de vaccin contre la babésiose des chevaux.

La législation de certains pays impose une sérologie négative pour les 2 espèces, que ce soit pour l'exportation ou pour la participation à des épreuves sportives.

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