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Rhinopneumonie équine

La rhinopneumonie équine est une maladie infectieuse et modérément contagieuse des équidés. La mortalité induite par cette maladie est faible mais la morbidité n'est pas négligeable avec d'importantes conséquences économiques en élevage. La maladie est caractérisée par un phénomène de portage latent.

1. Étiologie et physiopathologie

La rhinopneumonie équine est une maladie causée principalement par deux herpesvirus : l'herpesvirus équin de type 1 (EHV1) et l'herpesvirus équin de type 4 (EHV4). L'herpesvirus 2 est moins pathogène mais peut causer des formes respiratoires et des kératoconjonctivites. Les virus sont transmis par aérosols d'un animal à l'autre puis se multiplient dans les voies respiratoires supérieures, nasopharynx et les voies lymphoïdes associées.

Les virus pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques et les cellules endothéliales capillaires et ainsi atteignent le ganglion trigéminal où ils ont la capacité de rester à l'état latent. Ce phénomène conduit à l'existence d'animaux porteurs du virus mais pourtant apparement sains pouvant présenter des signes cliniques suite à la réactivation du virus plusieurs mois après l'infection.

Une virémie est également possible, participant à la dissémination du virus vers les ganglions nerveux, elle est cependant plus marquée pour l'EHV1 et plus faible lors d'infections par EHV4.

La rhinopneumonie n'est pas une maladie réglementée des équidés mais il est vivement conseillé de déclarer les foyers au Réseau d'Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine (RESPE).

2. Présentation clinique

Les signes cliniques sont plus graves lors d'infection par le virus EHV1, ils peuvent être distants par rapport à l'infection en raison du phénomène de latence. Les signes observés peuvent être isolés ou pseudo-épidémiques. Trois types de signes cliniques sont observables selon la localisation du virus :

  • Signes respiratoires : fièvre, jetage muqueux voire muco-purulent, parfois de la toux. En l'absence de complications une guérison spontanée est observée en quelques semaines (infections à EHV1 et 4)
  • Signes génitaux : avortements en fin de gestation (7-11 mois) pouvant être distants de l'infection de plusieurs mois, ces avortements peuvent être isolés ou pseudo-épidémiques (« vagues d'avortements » dans un élevage) et associés à des signes respiratoires. Des cas de mortinatalité sont également constatés avec la mort du poulain par détresse respiratoire dans les heures suivant la naissance. Le virus est rapidement éliminé du tractus génital, la fertilité de la jument n'est donc pas compromise suite à l'infection (infections à EHV1 majoritairement, très rares cas liés à EHV4)
  • Signes nerveux : encéphalomyélopathie, paralysie ascendante avec ataxie et aggravation rapide en 24h, une atteinte des nerfs crâniens est parfois observée. La guérison est longue et l'animal présente fréquemment des séquelles (infections à EHV1, forme neuropathogène)

3. Anatomie pathologique

L'examen nécroscopique peut révéler :

  • Un œdème et une congestion pulmonaire
  • La présence d'ascite
  • De petits foyers de nécrose sur le foie
  • A l'histologie des lésions hépatiques et pulmonaires, on peut observer des corps d'inclusions intranucléaires acidophiles

4. Conditions de prélèvement

Sérologie : tube sec (cinétique sérologique fortement conseillée pour distinguer une infection récente d'une vaccination ou d'une infection ancienne)

PCR : tube de sang sur  EDTA, écouvillon oropharyngé profond (sec ou en virocult), LBA, foie, thymus et poumons d'avortons, placenta, LCR

5. Diagnostic de laboratoire

  • Isolement viral : culture du virus sur des cellules sensibles, à partir d'organes ou d'un écouvillon oropharyngé profond (en virocult) - non réalisé chez Orbio
  • Diagnostic par fixation du complément : permet la mise en évidence d'anticorps précoces ( IgM- apparition des anticorps en 8 à 10j avec une persistance de 2 à 3 mois post infection ou post vaccination). Les réactions sont croisées entre EHV1 et EHV4. Interférence avec les anticorps vaccinaux.
  • Diagnostic par séroneutralisation : permet la mise en évidence d'anticorps tardifs (apparition en 3 à 4 semaines avec une persistance de 3 à 6 mois post infection ou post vaccination). Cette technique nécessite une cinétique (2 prélèvements à 3 semaines d'intervalles) pour mettre en évidence une séroconversion et permet la différenciation du type de virus à l'origine de l'infection. Cependant le diagnostic est plus tardif. Interférence avec les anticorps vaccinaux.
  • Diagnostic par immunofluorescence indirecte : détection, sur lame et à l'aide d'un microscope à fluorescence, d'IgM ou d'IgG dirigés contre des cellules infectées par EHV1 ou EHV4
  • Une recherche d'antigène par PCR est également possible. Cette technique est réalisable sur un écouvillon nasopharyngé pendant la phase aigüe, fébrile d'une infection respiratoire, un échantillon sanguin pendant la virémie, un échantillon de LCR en cas d'atteinte nerveuse ou de prélèvements de poumon, foie, rate ou thymus issus d'un avorton. Elle est également réalisable sur placenta. La PCR permet le diagnostic différentiel entre  les différents Herpesvirus.

6. Prévention

La prévention médicale passe par la vaccination. Le vaccin est efficace contre les avortements, il réduit le risque d'infection, la sévérité des symptômes cliniques et diminue l'excrétion virale. Malheureusement, des ruptures des stocks vaccinaux sont actuellement observées en France.

La vaccination des poulinières lors de la mise à la reproduction est souvent imposée, notamment pour pouvoir obtenir la garantie « Poulain vivant » pour l'éleveur.

La prévention sanitaire passe par une minimisation de l'exposition des chevaux aux virus via un isolement des malades, une destruction des avortons et du placenta, une désinfection des locaux de poulinage et dans un effectif, la séparation des chevaux d'élevage (jeunes et poulinières) des chevaux de sport/concours susceptibles de sortir de la structure. Une maîtrise du stress réduit également la réactivation du virus en cas de portage latent.

7. Traitement

Le traitement est essentiellement symptomatique avec l'administration d'AINS, d'antibiotiques en cas de surinfections et une surveillance de la prise de boisson ainsi qu'une mise au repos de l'animal.

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