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Anémie Infectieuse Equine : test de Coggins

L'Anémie Infectieuse Equine est une maladie peu fréquente mais à implications légales majeures, il est donc important de savoir la reconnaître et de pouvoir avoir recours à des techniques de laboratoires appropriées en cas de suspicion.

1. Étiologie et physiopathologie

L'anémie Infectieuse Equine (AIE) est une maladie due à un lentivirus de la famille des Retroviridae. La transmission du virus se fait par des insectes mordeurs tels que les tabanidés ou encore du matériel médical puisque la matière virulente est le sang. La transmission verticale existe (in-utero, à la parturition, ou via le colostrum) ainsi que la transmission vénérienne (en cas de lacération vaginales).

Le virus infecte et se multiplie dans les macrophages dans de nombreux tissus (notamment la rate, le foie, les nœuds lymphatiques, la moelle osseuse, ...). La réponse immunitaire semble jouer un rôle important dans la charge virale et la manifestation clinique de la maladie mais certains mécanismes immunologiques sont également impliqués dans l'apparition de lésions et donc de signes cliniques.

L'infection est à l'origine d'une thrombocytopénie et d'une anémie caractéristiques ainsi que des signes cliniques détaillés dans le 2).

Il s'agit d'un danger sanitaire de première catégorie nécessitant la déclaration de toute suspicion. Le test de Coggins est la méthode officielle pour confirmer ou infirmer la présence d'un foyer. Tous les animaux infectés doivent être abattus.

2. Présentation clinique

L'expression clinique pouvant pousser à suspecter une AIE dépend de la souche virale ainsi que de la sensibilité individuelle. Il semble par ailleurs que les ânes et les mules soient plus sensibles que les chevaux.
Trois stades cliniques peuvent être observés :

  • 5 à 30 jours après l'infection : hyperthermie, dysorexie, léthargie, thrombocytopénie. Des morts subites peuvent intervenir lors de cette phase avec des souches très virulentes.
  • Suite à cet épisode, une infection inapparente peut se mettre en place avec des poussées de phases cliniques identiques à la phase aigue avec une anémie en plus
  • Evolution vers une forme chronique d'AIE avec : anémie, thrombocytopénie, perte poids, œdèmes, muqueuses pales, pétéchies, ictère, épistaxis et parfois une encéphalite avec de l'ataxie

Attention, de nombreux chevaux exprimeront très peu de signes cliniques voire aucun mais seront porteurs sains avec un rôle épidémiologique important puisqu'ils constituent un réservoir.

3. Analyses de laboratoire et examens complémentaires

La thrombocytopénie et l'anémie sont présentes dans cette maladie.

4. Anatomie pathologique

L'examen nécropsique peut révéler :

  • Une splénomégalie
  • Une hépatomégalie avec une hépatite non suppurée et une infiltration par des macrophages et des lymphocytes
  • Une lymphadénopathie généralisée
  • De l'œdème en région sous-cutanée ventrale
  • Des infiltrats cellulaires dans l'espace interstitiel du rein peuvent être présents, associés à un glomerulonéphrite

5. Conditions de prélèvement

Tube sec

6. Diagnostic de laboratoire

  • Test de Coggins ou test d'immunodiffusion sur gel d'agar. Une réaction de précipitation entre les anticorps et les protéines gag p26 est recherchée. Il est important d'évaluer la cinétique des anticorps précipitants.

Les anticorps apparaissent en moyenne entre 15 et 30 jours après l'infection et au plus tard 60 jours après. L'infection et 10 jours après le début de la fièvre chez le cheval malade.

Les anticorps colostraux sont éliminés après 6 mois chez les poulains non infectés issus de juments séropositives (des études récentes montrent qu'ils peuvent être détectés jusqu'à l'âge de 9 mois par le test de Coggins). Il est donc conseillé, pour ces poulains d'effectuer le test 60 jours après le sevrage. En cas de résultat positif sans suspicion clinique il convient de réaliser un deuxième test à 2-3 semaines d'intervalle et d'évaluer la cinétique des anticorps.

  • Des tests ELISA compétitifs et non compétitifs existent, ils détectent les anticorps dirigés contre p26 ou gp45. Ils sont plus sensibles que le test de Coggins mais moins spécifiques.
  • La RT-PCR semble très sensible notamment pour les infections inapparentes, mais n'est utilisé qu'en recherche.

7. Prévention

Le traitement de cette maladie est interdit en France, les chevaux atteints doivent être abattus.

Il est donc conseillé d'introduire dans un effectif indemne que des chevaux ayant un test de Coggins négatif et provenant d'un effectif régulièrement contrôlé.

Il convient aussi de tester les donneurs de plasma, de sang.

La prévention passe également par des mesures permanentes d'hygiène (matériel à injection unique, ...) et par la lutte contre les arthropodes.

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