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Artérite virale équine

L'artérite virale équine est une maladie infectieuse et contagieuse des équidés. C'est un danger sanitaire de seconde catégorie. La transmission vénérienne et l'atteinte génitale causées par cette maladie induisent d'importantes conséquences économiques en élevage.

1. Étiologie et physiopathologie

L'artérite virale équine est due à un arterivirus de la famille des Arteriviridae. Ce virus est spécifique des chevaux. L'agent pathogène est de distribution mondiale à l'exception du Japon et de l'Islande.

La transmission est directe, suite à un contact étroit par voie respiratoire ou vénérienne.  Une contamination indirecte via du matériel souillé est décrite mais moins fréquente car le virus est peu résistant dans le milieu extérieur.

Le virus pénètre ensuite dans les cellules phagocytaires et rejoint les nœuds lymphatiques régionaux où il se multiplie. Il diffuse par voie sanguine vers de nombreux épithéliums dont les épithéliums respiratoires, vasculaires, utérins et séminaux.

Suite à un épisode clinique chez les juments et les hongres, le virus est éliminé et une forte immunité se met en place. Chez les étalons on trouve dans 40% des cas un portage et une excrétion chronique du virus chez des individus apparemment sains. 

Cette maladie est un danger sanitaire de 2ème catégorie chez les équidés (Maladie à Déclaration Obligatoire). En cas de foyer il est important d'isoler l'animal malade et de réaliser une enquête épidémiologique pour remonter à l'origine de l'infection. Une déclaration au RESPE est également fortement conseillée.

2. Présentation clinique

Il existe deux formes cliniques de l'artérite virale.

  • La forme bénigne est la plus fréquente, on observe simplement une baisse de forme, une légère hyperthermie et des signes cliniques frustres. Elle est difficile à diagnostiquer.
  • La forme grave débute par une phase fébrile avec une hyperthermie marquée et un abattement. Ensuite survient une phase d'état avec fièvre, œdèmes en position déclive, avortements tardifs ainsi que des rhinites et des conjonctivites. L'avorton peut présenter lui-même des œdèmes. Des poulains peuvent naître prématurément et présenter dans leur première semaine de vie, de l'hyperthermie, des oedèmes et une pneumonie. Chez les adultes, des symptômes cutanés de type urticaire ont aussi été observés, après la phase fébrile. Enfin, la phase terminale marque une guérison spontanée rapide (une semaine à dix jours) mais avec une période de convalescence longue (quelques semaines).Les entiers restent le plus souvent excréteurs dans le sperme.

Attention, la présence d'œdèmes en position déclive doit aussi faire potentiellement suspecter l'Anémie Infectieuse Equine qui est un danger sanitaire de première catégorie chez les Equidés.

3. Anatomie pathologique

L'examen nécroscopique peut révéler :

  • Des œdèmes et des hémorragies des nœuds lymphatiques intra-abdominaux et intra-thoraciques, du caecum et du colon.
  • Des œdèmes, des hémorragies et une congestion du tissu sous cutanés des membres et de l'abdomen
  • Un œdème pulmonaire ou de l'emphysème pulmonaire interstitiel
  • L'avorton peut être partiellement lysé ou présenter lui-même des œdèmes.
  • A l'histologie une atteinte vasculaire est principalement observable. Cette atteinte varie d'un œdème vasculaire et péri-vasculaire jusqu'à une nécrose de la paroi vasculaire avec une infiltration lymphocytaire.

4. Conditions de prélèvement

Tube sec pour la sérologie

Tube EDTA, écouvillons secs, organes d'avorton pour la PCR

5. Diagnostic de laboratoire

  • La technique de référence est un dépistage par séroneutralisation à partir de sang prélevé sur tube sec. L'immunité créée par l'infection est persistante, des anticorps peuvent être mis en évidence plusieurs mois post-infection. Une cinétique est nécessaire pour mettre en évidence une séroconversion. Deux sérologies sont réalisées à 15 jours d'intervalles. Si le titre augmente alors l'animal a été infecté récemment.
  • La RT-PCR à partir de sang prélevé sur tube EDTA, sur des écouvillons naso-pharyngés ou conjonctivaux, ou sur des organes d'avorton est possible.
  • Le virus peut être isolé à partir d'une culture de sang ou à partir du placenta ou de tissus (poumons, foie, tissu lymphoïde) prélevés sur l'avorton.

6. Prévention

La prévention sanitaire repose sur une quarantaine de 3 semaines et un dépistage sérologique de tout nouvel animal introduit. Les étalons utilisés pour la reproduction doivent obligatoirement être testés même si leur semence est utilisée pour des inséminations artificielles car le virus résiste à la congélation. Enfin des mesures d'hygiène avec une désinfection des locaux et du matériel de poulinage et la destruction des avortons permettent de diminuer la transmission du virus.

La prévention médicale est éventuellement possible grâce à l'utilisation d'un vaccin inactivé (déconseillé sur les juments gestantes). Il est recommandé de tester les animaux avant la vaccination pour être certain que l'individu est séronégatif.

7. Traitement

Le traitement est essentiellement symptomatique avec l'administration d'AINS, des diurétiques et des antibiotiques en cas de surinfections.

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